Loneliness

Loneliness

mardi 9 septembre 2008

LITTLE Brother...

Pour toi, Alain, petit frère sacrifié...

Tu ne peux me lire, mais je sais que tu m'entends ...
Bien que devenu adulte, tu es resté, petit, innocent ... la "maladie de Little" en a décidé ainsi.
Aux yeux du plus grand nombre de ceux qui osent te regarder, tu es, handicapé, et leur regard qui se détourne ne reflète pas toujours, pas souvent, ni l'amour, ni la compassion...

Q'importe, toi, tu ne vois que la beauté, et n'entends de l'être que la musicalité.


Depuis que tu es né, trop grand prématuré, tu vis comme débranché de ce qui fait notre réalité, mais ton regard oscillant, ta démarche sautillante traduisaient déjà la Joie qui te conduisait à être là, ici et maintenant, pour supporter… l’insupportable.
De la médecine bien pensante tu as connu tous les délires, toutes les cruautés opérationnelles et ton corps, aujourd’hui, de coutures en coutures marbrés de sombres cicatrices, t’oblige à marcher tel un vétéran de toutes les guerres fratricides.

De soins en soins, ne desservant que l’égoïsme d’un vouloir t’offrir un semblant de normalité, tu as subis tous les supplices et ton sang, souvent sur la terre, s’est écoulé …

Ton âme si pure, s’offrant en sacrifice, pour faire entendre, ici, la nécessité de l’Amour, s’est vu tant de fois bafouée, sans jamais se plaindre, que jamais je ne pourrais oublier qu’un corps mutilé dissimule en vérité, les ailes d’un ange, que le monde ne veut pas même imaginer.
Mal construit, ou des-construit selon les faux critères de la beauté, tu es venu nous dire…

Aimez-moi, tel que Je Suis…

Ô mon amour, « Little » Brother, petit frère abandonné aux rêves fous de la normalité, gardé par les chantres de la matérialité, tu m’as permis de discerner de l’être réel la subtilité, de la beauté et de la bonté les formes cachées…

Sois remercié.

22 commentaires:

mavroushka a dit…

Et oui! C'est comme cela qu'un coeur entre parfois nous rendre visite. Mais nous restons murés "notre coeur déjà vieux(...)et comme ce chien qui hurle à la mort, pleurent les hommes leur destinée" Brel. Pourtant d'autres s'attardent là où le silence et la parole habitent d'autres pays inexplorés, aussi vivant que les nôtres, mais si peu commmun qu'on ne prends même pas le temps d'y voyager.
Je ne sais quoi te dire, sinon que je sais que tu es souvent passée par ces portes aux yeux étranges sans avoir ni la honte, ni la peur de quelques semblables qui n'ont de temps que pour ignorer ce que la vie leur offre de plus beau.
Je t'embrasse tendrement de là-bas

Mavroushka

ariaga a dit…

Quel bel écho. Je n'en dirai pas plus. Plein d'amour pour little brother.

Suzanne a dit…

Amour et Lumière pour tous ces Anges du huitième jour.
Merci, ma chère Mutty!
Beaucoup, beaucoup de tendresse en partage.

Lung Ta a dit…

Pas si simple pour nous d'accepter de voir l'amour sans l'incarnation habituelle de l'ego manipulateur

merci plur ce beau rappel

je t'embrasse

Anonyme a dit…

quel merveilleux texte l'amour est présent dans le moindre mot, point et virgule, et quelle leçon ! plein de pensées d'amour pour little brother et merci à vous de ce partage et merci à ariaga de nous l'avoir "transmis"
mariedumonde

le baladin a dit…

ce texte vient nous apporter la réflexion sur le regard de l'autre l'homme reste encore figé sur le physique dommage !!!!tu à raison de le préciser cela me rapelle un livre de daniel pons le "fou et le créateur" danse mon frère danse dans ton esprit seule chose que notre monde ne peut comprendre !!!bisous phil

MUTTI a dit…

Mavroushka, tu me dis que « tu ne sais quoi me dire » et pourtant tes mots révèlent combien tu connais, combien tu as perçu qu’aucune peur n’habite plus ce corps, ce « Je » de Mutti simplement utilisé pour communiquer… bien sûr, ce « Je » traverse encore le monde des formes pour vibrer cœur à cœur au sein même de l’Etre Amour qui se révèle, ici ou là, ici et là… les reflets de la flamme d’amour sont multiples et préparent lentement l’ambroisie ultime qui effacera tous les désirs de continuité et de personnalisation d’un « Je ». Il suffit parfois, d’un corps sans désir et sans mémoire, comme celui d’Alain, pour révéler l’insoupçonnable énergie de l’Amour…

Je t'embrasse tendrement.

MUTTI a dit…

Ariaga, un bel écho, dis-tu… je t’en remercie, mais la source de cet écho est en toi dont le cœur vibre si intensément qu’il rayonne et appelle tous les témoignages utiles à l’expression de l’Amour quand bien même, parfois, seule une expression émotive, une sorte d’impossibilité à supporter … l’insupportable… les conduit. Sans émotivité aucune, mais en pleine sensitivité, Alain démontre jour après jour, sans prise de possession d’un quelconque « Je » que l’Amour efface toutes les cicatrices de la mémoire…
Combien d’handicaps formels nous faudra-t-il regarder en face pour comprendre enfin ?

Plein d'Amour en retour, Ariaga.

MUTTI a dit…

Suzanne, douce et fidèle âmie, tu vibres si puissamment au cœur de l’Amour transpersonnel, que je ne puis que saluer incessamment ta Présence.

Amour Joyeux, Suzanne

MUTTI a dit…

Très cher Lung Ta, tu participes si pleinement, si activement, des œuvres de l’Amour et de l’insignifiance de l’égo, de ce moi-je castrateur et manipulateur, au profit de l’Ego cœur de l’Etre réel, que je pourrais m’étonner de te voir dire, ce n’est pas si simple… mais il est vrai que ce n’est pas « si simple » dans un monde où le temps est maître de notre vouloir être, continuer et subsister dans les sombres replis de la mémoire…
Je t’embrasse très fort.

MUTTI a dit…

Mariedumonde, quelle belle sonorité que ce pseudonyme… mais au nom de l’Amour, il ne s’agit pas, ici, de leçon… tout au plus un témoignage de ce que la forme n’envisage pas l’Amour tel qu’Il Est… l’Amour est un état d’ETRE, qui n’entretient nul besoin d’un moi-je, nul besoin de continuité, nul besoin de mémoire, nul besoin de beauté relative… souvent, nous ne connaissons de l’amour, que ce qu’il n’est pas… L’Amour n’est ni émotion, ni sentiment…. L’Amour EST sans identification…. Pourtant posant profondément le regard, son reflet anime bien des formes… quand bien même beaucoup n’ose, véritablement, le laisser s’exposer, en plein jour…

Mariedumonde, je t’embrasse tendrement.

MUTTI a dit…

Cher Baladin, je ne connais pas ce livre mais l’expression « danse mon frère, danse dans ton esprit », est une bien belle parole. Réfléchir … oui bien sûr, mais au-delà de l’intellect qui ne joue qu’avec la mémoire conservatrice des jugements psychologiques et émotionnels ; Réfléchir… échanger les reflets de l’un et de l’autre, et se voir, imparfaits et identiques, pour se com-prendre…

Je t’embrasse.

Anne Marie a dit…

Mutti, que d'amour exprimé dans ce partage...
Plein de tendresse ,et d'amour pour toi et little brother.

Chris-Tian Vidal a dit…

Je ne peux, ici, qu'exprimer mon émotion à la lecture de ce magnifique chant d'amour au frère différent. Différent... Mais où la normalité dans cette société qui marche sur la tête. Où est-elle? Pourquoi les dits normaux s'érigent-ils en mesure-étalon? Qu'ont-ils de si exceptionnel? Rien! Et cette médecine taxinomique qui s'acharne à vouloir ton faire entrer dans l'ordre, dans son ordre à elle. Merci de ce billet, merci. Chris-Tian.

MUTTI a dit…

Anne-Marie, tes partages sont tout autant empreints d'amour, et de cette précieuse sagesse dont le monde a besoin pour sortir de la confusion... Merci à toi.
Bien tendrement.

MUTTI a dit…

Chris-Tian, oui, sans doute aucun, un chant d'amour au frère différent, à ce petit frère qui m'a donné à percevoir le vrai visage de l'amour, mais aussi un chant d'amour pour toutes les différences de quelque ordre qu'elles semblent apparaître, et qui ne dérangent que les coeurs encore secs.

Merci Chris-Tian, merci à toi.

PataTy a dit…

La normalité ne supporte pas que lui soit rappelé ses propres limites.
Cela en dit long sur la nature fragile du normal, sur les raisons qu'il a de se défendre férocement en enfermant, mutilant, torturant ce qui est autre.
Le normal et le conforme sont l'expression même de la pulsion de mort.
Le plus désarmant c'est de se dire que finalement le normal n'existe pas!

MUTTI a dit…

Pataty, quand bien même tu étais parfaitement libre de ne pas venir te poser quelques instants ici, je suis bienheureuse de ta visite et de tes mots qui expriment parfaitement la fragilité des idées en ce qui concerne la normalité et la peur sous-jacente du dit "anormal"... cette peur, finalement assez ordinaire de "l'inconnu" qui conduit invariablement à nombre d'atrocités.
Certes, le plus désarmant c'est de se dire que finalement, le normal n'existe pas... en prendre véritablement conscience permettrait peut-être de déposer les armes... Hélas, beaucoup trop, encore, souhaitent ignorer les aspects névrotiques de ce qu'ils nomment la normalité et alimentent incessamment en eux toutes sortes de peurs, sans percevoir que la peur est l'antidote de l'amour qu'ils appellent pourtant à grands cris...
Pour sourire un peu et ne pas nous égarer dans la sensiblerie, je te dirais... brrr... nous ne sommes pas sorti de l'auberge... mais gardons le cap...

*MeL* a dit…

Permettez que je vous embrasse vous et votre frère ....je suis émue pardon...

MUTTI a dit…

Mel, votre visite me touche et de tout coeur avec votre émotion, je vous embrasse bien tendrement...

Lilou a dit…

Comme l'on met l'oiseau en cage
sans souci de sa liberté
en croyant l'aimer,

On enferme souvent l'autre
dans la prison de nos idées
en voulant l'aimer.

Il est une espace ample
où l'Amour se répend
comme un parfum .

Celui qui le franchit
demeure Libre en Lui.

Merci Mutti pour ce partage
ce vibrant témoignage
Merci à Alain de l'avoir porté
à travers toi jusqu'ici.

Pour nous offrir
cette immense chance
d'entrer dans La Vie .

Lise

MUTTI a dit…

Merci surtout à toi, chère Lise, de savoir si bien entendre les mots qui s'échangent et de leur offrir comme une vie nouvelle jaillit de ton coeur pur et lumineux...