Loneliness

Loneliness

mardi 25 novembre 2008

Fragmentation, Morcellement...

Photo du reporter Tyler Hicks

Quand bien même serions-nous désireux, capables de méditer, de méditer vraiment, c’est-à dire de bien écouter et regarder en nous-mêmes, par nous-mêmes, et donc très lucidement, chaque instant de notre existence, sommes-nous véritablement intéressés par ce qui se dissimule au plus profond de cette caverne que l’on nomme l’inconscient, cette sorte de patrimoine individuel et collectif formé par le passé ?

Cette part, objective - dite consciente - de nous-mêmes, cet aspect de la pensée empli de convictions, de certitudes, d’affirmations, nous permet-elle vraiment, de pénétrer les couches profondes qui nous offrent à croire que nous sommes ainsi que nous nous voyons et l’affirmons, et à penser que l’autre est ainsi que nous le voyons ?

Nous donnons-nous, à chaque instant, l’opportunité de percevoir en toutes nos activités extérieures (pensées, paroles, agissements) le vaste contenu du passé, l’héritage en quelque sorte d’une race, d’une ethnie, d’une région, des dogmatismes religieux etc.

Nous offrons-nous réellement l’opportunité de discerner les divisions basées sur une opinion, elle-même axée, orientée, sur une « expérience » passée, un savoir et une kyrielle de conclusions et d’opinions émotionnelles hâtives.

Quand bien même une profonde interrogation nous aurait-elle portée vers une quête spirituelle, vers la méditation, vers la question de l’Eveil… percevrons-nous combien nous observons l’existence, dite la vie, d’une façon fragmentaire, morcelée.

Nous offrons-nous l’opportunité de pénétrer la réalité de nos existences et de discerner que toutes nos actions se construisent à partir de modèles, de formules, d’opinions et de conclusions, toutes issues du passé qui projette incessamment la pensée d’un idéal à partir duquel nous allons pouvoir organiser, croyons-nous, du nouveau, du beau, du neuf… ?


Photo film " La grande bagarre de Don Camillo"



5 commentaires:

ariaga a dit…

Un petit coucou sur ce film souvenir.Je t'embrasse.

MUTTI a dit…

Coucou Ariaga, j'espère que tu profites au mieux de ta pause.
Je t'embrasse

Guelum a dit…

Oui pour la confrontation objective des opinions ;-)
Un peu de rudesse, parfois, réveille les oreilles du non-écouteur ;-)
Non ?
Tant que j'ai beaucoup de réponses en retard, je te laisse, amicalement, un petit point d'interrogation ;-)
Bises

MUTTI a dit…

Observer, s'interroger, se remettre sans cesse, EN QUESTION...hihihi !!!
L'être est un éternel point d'interrogation... quel bonheur, Guelum, ce magique mouvement du point d'interrogation...
Bises

Jean a dit…

Je suis très heureux de lire ce mot .
Il pose une question essentielle : notre regard sur le monde , sur les autres , sur chacune des situations que nous vivons ou voyons ..

Essayant de suivre les conseils de l'école advaita de l'Hindouisme , je crois qu'il faut conjointement chercher un repère fixe , un centre de gravité à partir duquel on voit la relativité de toutes les situations .

Sinon on continuera de " voir " à travers nos habitudes , notre éducation , notre culture tout en croyant avoir une vision neutre .