Loneliness

Loneliness

lundi 17 novembre 2008

Le mot en question ...

Ciel ennuagé vu depuis le hublot de l'avion

Les murmures de la Nature ancestrale et innocente sont toujours émouvants et éclatent comme une détonation qui percute la personnalité lorsque l'imprégnation silencieuse, insidieuse et persistante, lui révèle les aspects vains et puérils de la volonté ou du désir de se croire "maîtres" de la sensation existentielle...

Alors… l'abandon des questionnements, le silence mental devient un impératif pour résoudre la douleur de la morsure létale que la personnalité dite humaine s'inflige...

Alors… la tentation du silence se révèle comme un bienfait, libérant toutefois un ultime paradoxe… le silence pour être véritable, exige la mort de la signifiance, la mort des concepts, une mort décisive au profit du Nom, de la nomination exacte et véridique des phénomènes qui engendrent notre vision du monde…

Ultime, subtil et secret questionnement inaudible… qui engendre toutes les quêtes de subsistance de la pensée, des mots, de la parole croyance se désirant….signifiante…

Alors résonne… au plus profond de la mémoire des mots… la parole de l’Ecclésiaste…

Vanité des vanités ! Vanité des vanités ! Tout est vanité !
Quel profit l'homme retire-t-il de tout le labeur dont il se fatigue sous le soleil ?
Une génération s'en va, une génération arrive, mais la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche, et il se hâte vers son lieu, d'où il se lève de nouveau.
Le vent souffle vers le sud et tourne au nord ; il tourne, tourne sans cesse, et il recommence ses mêmes circuits.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer ne se remplit point ; au lieu où les fleuves se rendent, ils s'y rendent toujours de nouveau.
Toutes choses peinent au-delà de ce que l'homme peut dire ; l'œil regarde et n'est jamais rassasié, l'oreille écoute et n'est jamais remplie.
Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera : rien de nouveau sous le soleil !



L'Océan


14 commentaires:

Michel - Faux rêveur a dit…

Très philosophique, avec des photographies qui invitent au voyage, et une bande son (Bjork) planante... c'est tout simplement parfait :-)
Merci pour ce bon moment de lecture :-)

Lung Ta a dit…

Nous avons une inspiration qui puisent aux mêmes sources en ce moment, je citais l'Ecclesiaste dans le billet de samedi, et aujourd'hui je viens de faire et mettre un dessin de Zem qui pourrait aller avec ta photo

je t'embrasse

MUTTI a dit…

Merci à toi, Michel-Faux rêveur, pour tous les poétiques partages entre Tilk et toi, vous offrez ensemble des instants de lecture passionnante... merci pour tous et peut-être en particulier pour ces mots là :

ni faiblesses
ni désespérance
comme si les mots
attendaient
tout simplement
le bon moment
dérivant vers là
où le vent ne peut plus rien
contre le destin qui brasse
les vagues
de nos mers reliées

là où ils seront écoutés

Merci pour cette merveilleuse reliance...

MUTTI a dit…

Super dessin Lung Ta, magistral, comme toujours. C'est vrai il pourrait tenir de sous-titre à cette photo... j'espère que les visiteurs de mon espace jette un oeil sur les commentaires et se rendront chez toi pour le découvrir ...
Bises.

ariaga a dit…

Si j'ai mis mon blog en suspens c'est aussi pour avoir la possibilité de passer du temps sur mes blogs préférés. Ici je viens de me régaler en toute tranquillité. Tes photos sont très belles, tes textes aussi. je voyage avec toi et tu ne peux savoir comme cela me fait du bien. je t'embrasse.

MUTTI a dit…

Très chère Ariaga, je suis heureuse que tu oses, enfin, te reposer vraiment. Comme je te l'ai dit en commentaire chez toi,l'absence de textes, des mots, du partage n'est pas absence véritable... puisque toute rencontre (même virtuelle) est inscrite à jamais dans la conscience...
Reprends ton souffle... les mots,la parole en proviennent...
Je t'embrasse très fort.

Anonyme a dit…

bravo bravo
texte magnifique, photo et son idem
vraiment je viens de sortir un frisson vibration extraordinaire
merci

MUTTI a dit…

Merci à vous, Ami(e) anonyme d'être venu(e) manifester l'écoute et la sensitivité de l'être et d'en témoigner...
Bien à vous.

Anonyme a dit…

j'aime bcp cet article
besos
tilk

ambre a dit…

je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi Mutti quand tu dis à Ariaga que "l'absence de textes, des mots, du partage n'est pas absence véritable..." car le lien virtuel est un lien extrêmement fragile lorsque seul le blog est le vecteur ..
J'étais toute étonnée de te voir chez Sylvie la yourtière ;-)
je t'embrasse

MUTTI a dit…

Merci Tilk, j'apprécie toujours ta visite, tu le sais. Besos

MUTTI a dit…

Bonjour Ambre, je comprends tout à fait ton point de vue sur la fragilité des liens virtuels ; fragilité identique à mon sens aux divers liens que crée l'existence... cependant mon point de vue, spirituel, tu t'en doutes marque une différence... le regard et l'écoute que l'on accorde (accorder n'est pas un vain mot) aux échanges demeurent indéfectibles... pour la petite histoire sache que le lien d'échange entre toi et moi reste Présent... quand bien même tu en douterais ;-)

Et pourquoi cet étonnement de mon passage chez Sylvie ?
Ne me dis pas que tu m'as affublée d'une étiquette limitatrice, un peu à la manière de Lasiate dans mutti's création... jette un oeil sur ma réponse si cela t'intéresse.

Je t'embrasse bien fort.

ambre a dit…

agréablement étonnée de te voir chez Sylvie, je voulais dire, parce que depuis que je la connais, je n'avais jamais croisé ton pseudo sur son blog.. (ce n'est pas toujours évident de communiquer par écrit car on n'a pas le retour "du corps" immédiatement !)
Je suis navrée d'avoir utilisé des mots qui ont pu te blesser et je te prie de m'en excuser !
moi aussi je t'embrasse :-)

MUTTI a dit…

Ambre, chère Ambre, ton interrogation n'a suscité aucune blessure, et m'a réponse n'était qu'une question... Ainsi donc ton étonnement ne provient que de ce que tu n'avais jamais aperçu mon pseudo chez Sylvie... je t'envoie un mail plus perso...
A tout bientôt.
Je t'embrasse fort.