Loneliness

Loneliness

mercredi 1 juillet 2009

Pour Nathamsa et tous les amis...

Y a-t-il réellement un silence étranger au Silence ?


J’ose te dire, OUI, Nathamsa…

Le silence étranger au Silence est celui qui, quand bien même nous serions contemplatif et méditatif au cœur de la nature nous laisse entendre et voir l'alentour, paisiblement soit, mais attentif à toutes les impressions et sensations de bonheur, de joie, de plaisir... C'est bon et magnifique mais nous pouvons nous rendre compte consciemment qu’en ces instants extraordinaires, l'on pense et l'on interprète la sensation... c'est une sorte de discours... ce n'est pas le Silence.
Il suffit de prendre conscience que devant un paysage grandiose, éclatant de beauté naturelle et de cet aspect d’un silence qui n’est que chant d’oiseaux et bruissement d’arbres, l’on PENSE « quelle paix », en prononçant « que c’est beau »… C’est un état ravissant empreint d’une joie justifiée que nous pouvons souhaiter à l’humanité toute entière…

Mais ce n’est pas Le Silence…
Le Silence n'est pas uniquement l'absence relative de sons.
Il est la cessation de toutes les pensées discursives, de toutes les interrogations et remous psychologiques et même de toutes "visions".

Si l’état ravissant dont je parle plus haut induit une quiétude parfaite, lucide et totalement libre d’une quelconque élaboration conceptuelle… comme « que c’est beau »… nous avons atteint au Silence… que nous soyons méditant confirmé… ou non…

S’ouvre alors en notre existence, la confiance en ce qui est, la disparition des doutes et des questionnements… de retour à l’esprit « ordinaire » comme tout un chacun, l’existence se déroule librement, sans rien abandonner, sans rien saisir, sans rien rejeter, sans rien acquérir… juste être et suivre le cours naturel de ce qui est là, ici et maintenant.

Bien à vous tous

12 commentaires:

eipho a dit…

Joli ! Très bien résumé_

MUTTI a dit…

Tu as raison Eipho, ce n’est qu’un résumé, trop de mots sont vains pour décrire le Silence. Toutes sortes de mots tels que « Béatitude, Samâdhi, Nirvana » ne sont pas préhensibles par l’intellectel.
Seul « un vécu » - qu'il ait été recherché par une longue pratique de méditation, ou qu'il soit advenu spontanément (quasiment par accident) peut générer quelque idée de l’ordre de « la transmission » écrite, mais ce sera dès lors une « traduction poétique » qui le plus souvent, sera entendu en termes d’imagination mystique, ou de mysticisme tout court… un mot facile pour enfermer ce que l’on n’entend pas, ce que l’on comprend pas.
Chacun sait que la pensée entretient le besoin de comprendre pour nommer, conceptualiser, étiqueter toutes les sortes d’informations, qu’elle récupère pour juger de ce qui est vrai et réel, ou pas… de ce qui est bien ou de ce qui est mal.
La taille et le poids du mental psychologique créent un cercle infranchissable … celui par lequel et en lequel, « l’Absente » la femme du billet précédent, s’est laissé capturer.

Merci Eipho, bien à toi,

Lilou a dit…

Parfois pour nous le monde se tait ..
Muets nous le croisons alors
perdus dans nos pensées..
jusqu'à ce que tout à coup il se mette à parler..en nous.

d'un son si parfait qu'on ne peut le nommer.

ariaga a dit…

Rechercher à tout prix le silence est, pour moi le contraire du silence. D'ailleurs, en y réfléchissant je crois que je ne crois pas au parfait silence, en tous cas pas ici et maintenant. Je t'embrasse.

MUTTI a dit…

"Parfois pour nous le monde se tait ..
Muets nous le croisons alors
perdus dans nos pensées.."

En ces mots là, chère Lilou, tu traduis parfaitement la situation en laquelle se trouve la femme de ma transcription de "L'Absente"...

et le " son si parfait qu'on ne peut le nommer" en lequel on peut plonger par la méditation, ou accidentellement, est en effet non descriptible, qui pourrait nommer l'indiscible ? ...

MUTTI a dit…

Très chère Ariaga, "rechercher à tout prix" le silence ne peut, en effet, permettre d'y atteindre... cette "recherche" étant le fruit même de la pensée, et donc, une fabrication mentale totalement reliée au concept, "silence"...
Ne pas y croire" revient aussi en quelque sorte, à "penser" qu'il n'est pas possible de s'échapper de l'océan de pensées en lequel l'humanité "apparaît" plongée.

Pourtant, il peut advenir de pénétrer en ce "lieu silencieux" de Conscience Claire... sans que cela détermine une dissolution "du témoin"... qui en témoignera à son retour dans le monde pensé, ou non.
Qu'il en témoigne ou pas, dans l'ici et le maintenant, il sera désormais pleinement conscient qu'aucune des vagues de pensée qui déferlent en ce monde n'appartient à quiconque...
Je te laisse concevoir, dès lors, avec quelle amour, quelle compassion, et quelle liberté il peut désormais se mouvoir, simplement, et naturellement, dans le monde pensé.
Je t'embrasse.

ambre a dit…

je suis assez d'accord avec Ariaga, j'ai du mal à appréhender le concept de "vrai" silence ici et maintenant
Tout aussi bien je suis aussi d'accord avec toi Mutti lorsque tu dis "qu'il soit advenu spontanément (quasiment par accident)" :-)
je te souhaite un beau dimanche rempli de silence et de chants d'oiseaux :-)

MUTTI a dit…

Je te souhaite une belle semaine emplie de tout ce qui te fait chaud au coeur, Ambre.
Amitié

Lung Ta Zen a dit…

Chaque paroles coupent d'autant du sujet mais comment partager ainsi à distance sans ces paroles écrites ? ;)

Le mental est toujours présent, inconsciemment, dans chercher le silence, dans que c'est beau, dans il existe tel ou tel silence
Mais l'esprit nous aide à voir ses productions mentales, comme on entend l'oiseau, voit la feuille qui bouge, cela fait partie de notre paysage, de notre pays sage

Vient un moment où le cerveau reste ouvert, d'autant plus, le mental y est sans qu'on soit lui, les sens y sont sans qu'ils nous limitent, nous pouvons même être proche alors de ce qui est loin.... :)

MUTTI a dit…

Très cher Lung Ta...
"Vient un moment où le cerveau reste ouvert, d'autant plus, le mental y est sans qu'on soit lui, les sens y sont sans qu'ils nous limitent, nous pouvons même être proche alors de ce qui est loin...."

Oui,
vient un moment
où le mental au coeur uni,
cesse de se conduire en ennemi
et partage
ce que ce parfait duo
a entendu et compris... :-)

Chris-Tian Vidal a dit…

Apprendre à se taire est une bien belle aventure pour cet été. Se taire et s'entendre. Je t'embrasse, Mutti. Chris.

MUTTI a dit…

Vive le système wi-fi pour parvenir à "se suivre"... de tout coeur avec tes mots, cher Chris, apprendre à se taire pour apprendre à écouter... et au final de cet apprentissage, S'ENTENDRE harmonieusement.
Je t'embrasse, Chris-Tian.