Loneliness

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vendredi 6 avril 2007

Réponse pour Elisabeth










Tout d'abord, BRAVO pour ce blog.
Je voulais mettre un commentaire mais je n'y suis pas arrivée.
Alors voici le commentaire :
"En fait tu arrives à la conclusion que le non choix n'est pas possible sauf si on ne souhaite pas évoluer.
Nous sommes toujours confrontés à un choix, et le fait de ne pas choisir est un choix.
Le fait d'hésiter devant un choix est-il uniquement du à la peur du regard de l'autre ?
Le fait d'avoir simplement peur de se tromper est-il lié inconsciemment à la peur du regard de l'autre, ou bien peut-il être lié à son propre jugement sur sa propre valeur et donc sur la crainte de se dévaloriser.
Le fait de se tromper encore et encore peut conduite à une plus grande peur de l'échec et à ne plus s'estimer du tout, et donc à ne plus vouloir rien entreprendre.
D'ailleurs ne se sent-on pas bien quand on a fait un choix judicieux (je n'ai pas dit juste) ?
Est-ce que cette approche est également liée à la peur du regard de l'autre ou la peur de la marginalisation par le fait d'être différent ?
Je te remercie pour tes réponses et commentaires."

Bisous et bonne continuation.

Elisabeth


* * * * * * *

Elisabeth, merci de tout cœur pour ton courrier, je livre ici même une partie de ma réponse et t’en adresserais personnellement la suite…
Tendrement
Muttifree

En réalité, je ne parviens à aucune « conclusion » (c’est une impossibilité, il faudrait pour cela se convaincre que la connaissance a des limites) j’exprime seulement que ni le non-choix (puisqu’il est le choix de ne pas choisir) ni le choix ne sont réellement possibles. Par ailleurs, il est, me semble-t-il plutôt vain, de vouloir ou de ne pas vouloir « évoluer », l’évolution m’apparaissant naturelle et conduite uniquement par le mouvement de la Vie.
L’homme, tel qu’il se manifeste dans le corps avec sa pensée, m’apparaîtrait plutôt comme une sorte d’automate régit et même submergé par les flots d’impressions et de sensations qui créent la pensée, qui elle-même est le produit de la mémoire.
Je ne cherche nullement à conclure quoi que ce soit, ni à dogmatiser mes réflexions puisque je ne puis être, moi-même, que comme tout un chacun, plus ou moins soumise à la pensée.

Cependant je constate véritablement que dès lors que l’on se soumet beaucoup moins à la pensée et que l’on se libère, de la volonté de faire, du désir d’être autrement ou autre chose, il se passe quelque chose de l’ordre d’une énergie naturelle qui nous démontre que, dans les faits de la Vie aucun choix n’est opérant sur le long terme….
Tous les choix (comme le non-choix qui donc encore une fois est le choix de ne pas choisir, mais plutôt de se laisser aller – ce qui n’a rien à voir avec un lâcher prise) que nous pouvons avoir l’impression de faire au quotidien de nos existences ne reflètent donc que nos désirs de transformation de ce qui est, et que nous souhaitons uniquement « transformer » les choses qui nous insupportent.
Or, ce désir là nous isole, et même nous coupe de la possibilité de se totalement connaître soi-même et de percevoir en conscience et clairement ce qui, en fait, génère ce que nous croyons être notre « Agir ».
Nous croyons choisir de « faire » donc « d’agir » alors que nous ne sommes qu’agités par tous les mouvements de nos humeurs (désirs, peurs, questionnements, angoisse) et de nos croyances (culturelles, philosophiques ou religieuses) en ce qui nous semble ou nous apparaît bien, mieux, ou mal et cette agitation nous sépare de la connaissance de ce qui nous Agit en vérité et nous fait Etre ce que nous sommes.

Ceci dit, ma réflexion sur ce sujet du choix, et donc ce qu’il en résulte par l’écriture, ne représente que ma compréhension peut-être encore partielle de mon observation sur les soi-disant « choix et non choix ».

En cet acte d’écrire et de diffuser ne se manifeste paradoxalement aucune intention réelle, je réponds uniquement à ce qui m’Agit… l’on pourrait dire que cela manifeste mon acceptation à me laisser être telle que je n’ai pas choisi, et à prendre tous les risques que cette attitude peut entretenir dans un monde où le jugement d’autrui est roi puisque chacun s’est livré aux opinions générales bien que diversifiées. Ma nature n’émet aucun jugement quant à ce fait, il n’est en cela qu’une observation de ce qui est en manifestation dans l’instant que tous nous vivons.

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