Que suis-je, qui suis-je, où suis-je ?Un mirage, une idée, un désir ?
Un rêve dans la nuit, qu’une nuit plus profonde encore, dessine, imprime, puis efface ?
Dormir… ah oui ! Dormir, sortilège exalté par l’espérance qui cherchant l’Amour ne trouve que souffrances.
Rêver, ah oui ! Rêver, sortilège gardé par l’ignorance qui, en ses faits et gestes n’accomplit de l’Amour que de piètres gémissements dont chacun, tour à tour, exécute point à point les balbutiements.
Que la mort existe afin que je meure, quittant le sommeil et sortant du rêve, sur la paume de sa main si blanche, par le souffle qui s’éteint, s’effacent tous les mirages.
Et, debout, près d’elle, enfin, en son regard fixe et clair, de la nuit, je verrais la fin.
Que la mort existe afin que je meure et ne plus représenter que l’image d’un désir, et sortir du rêve dont j’étais l’otage.
Que la mort existe afin que je naisse pour connaître l’Etre d’où je viens.
Que la mort existe pour qu’au cœur de l’instant où elle nous emporte, je reconnaisse que la Vie, demeure, éternellement…
